240 kilos de cannabis saisis.
Des mois d’enquête.
Des policiers blessés lors d’un go fast.
Une organisation criminelle structurée entre l’Espagne et la région parisienne.
Des trafiquants présumés identifiés après un travail colossal de l’OFAST, des BRI et des enquêteurs.
Et pourtant, le 5 mai, le tribunal correctionnel de Pontoise a constaté un vice de procédure, renvoyé l’audience en octobre 2027. Or, la détention provisoire des prévenus devait légalement prendre fin au plus tard le 4 juin 2026. La juridiction les a remis en liberté, sous contrôle judiciaire. Remise en liberté !…
Pourquoi ?
Parce qu’un vice de procédure a été soulevé.
Voilà où nous en sommes.
À l’heure où le narcotrafic gangrène nos quartiers, tue, menace recrute des mineurs, arme des réseaux toujours plus violents, met en péril notre cohésion nationale, notre système produit de l’impuissance.
Soyons lucides : notre droit pénal et notre procédure pénale sont devenus illisibles, hypertrophiés, déconnectés du réel et totalement désarmants face aux organisations criminelles.
Des décennies de réformes empilées et voulues ont fabriqué un système où la forme écrase le fond.
Où l’erreur procédurale devient plus forte que l’intérêt général.
Ce soir, pour les réseaux criminels, on sabre le champagne.
Et pendant ce temps :
* des policiers risquent leur vie ;
* des magistrats et des enquêteurs travaillent pendant des années ;
* des habitants vivent sous la pression des trafics , des assassins ;
* des familles voient leurs enfants happés par l’argent de la drogue ;
* des innocents meurent dans des règlements de comptes.
Car ne nous mentons plus :
ce système favorise la loi des plus violents.
Il nourrit les trafics.
Il nourrit les intimidations.
Il nourrit les assassinats.
Il nourrit la peur.
A travers ses lois scélérates, ses nullités, ses défenseurs sans morale, le législateur encourage les organisations criminelles.
L’État de droit n’a jamais voulu dire l’impuissance de l’État.
Garantir les droits de la défense est nécessaire. Mais détourner le droit jusqu’à faire tomber des procédures entières pour des irrégularités parfois purement formelles devient un suicide collectif !
À moins d’un an de l’élection présidentielle, il faut interpeller tous les partis politiques et tous les candidats.
Qu’ils disent clairement aux Français :
* s’ils veulent continuer avec ce système ;
* s’ils acceptent encore que des narcotrafiquants puissent retrouver la liberté après des années d’enquête ;
* s’ils comprennent enfin que la première des libertés est celle de vivre en sécurité.
Cette mécanique procédurale devenue folle doit être profondément réformée.
Parce qu’à force de multiplier les nullités, les complexités et les carcans, notre pays finit par faire la courte échelle au grand banditisme.
Car la réalité est désormais brutale :
C’est une bataille mortelle entre les mafias et l’État.
Alors, Mesdames et Messieurs les législateurs, cette fois, soyez du bon côté.
Post LinkedIn de Frédéric LAUZE
Secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN)
STOP À LA FOLIE PÉNALE !
240 kilos de cannabis saisis.
Des mois d’enquête.
Des policiers blessés lors d’un go fast.
Une organisation criminelle structurée entre l’Espagne et la région parisienne.
Des trafiquants présumés identifiés après un travail colossal de l’OFAST, des BRI et des enquêteurs.
Et pourtant, le 5 mai, le tribunal correctionnel de Pontoise a constaté un vice de procédure, renvoyé l’audience en octobre 2027. Or, la détention provisoire des prévenus devait légalement prendre fin au plus tard le 4 juin 2026. La juridiction les a remis en liberté, sous contrôle judiciaire. Remise en liberté !…
Pourquoi ?
Parce qu’un vice de procédure a été soulevé.
Voilà où nous en sommes.
À l’heure où le narcotrafic gangrène nos quartiers, tue, menace recrute des mineurs, arme des réseaux toujours plus violents, met en péril notre cohésion nationale, notre système produit de l’impuissance.
Soyons lucides : notre droit pénal et notre procédure pénale sont devenus illisibles, hypertrophiés, déconnectés du réel et totalement désarmants face aux organisations criminelles.
Des décennies de réformes empilées et voulues ont fabriqué un système où la forme écrase le fond.
Où l’erreur procédurale devient plus forte que l’intérêt général.
Ce soir, pour les réseaux criminels, on sabre le champagne.
Et pendant ce temps :
* des policiers risquent leur vie ;
* des magistrats et des enquêteurs travaillent pendant des années ;
* des habitants vivent sous la pression des trafics , des assassins ;
* des familles voient leurs enfants happés par l’argent de la drogue ;
* des innocents meurent dans des règlements de comptes.
Car ne nous mentons plus :
ce système favorise la loi des plus violents.
Il nourrit les trafics.
Il nourrit les intimidations.
Il nourrit les assassinats.
Il nourrit la peur.
A travers ses lois scélérates, ses nullités, ses défenseurs sans morale, le législateur encourage les organisations criminelles.
L’État de droit n’a jamais voulu dire l’impuissance de l’État.
Garantir les droits de la défense est nécessaire. Mais détourner le droit jusqu’à faire tomber des procédures entières pour des irrégularités parfois purement formelles devient un suicide collectif !
À moins d’un an de l’élection présidentielle, il faut interpeller tous les partis politiques et tous les candidats.
Qu’ils disent clairement aux Français :
* s’ils veulent continuer avec ce système ;
* s’ils acceptent encore que des narcotrafiquants puissent retrouver la liberté après des années d’enquête ;
* s’ils comprennent enfin que la première des libertés est celle de vivre en sécurité.
Cette mécanique procédurale devenue folle doit être profondément réformée.
Parce qu’à force de multiplier les nullités, les complexités et les carcans, notre pays finit par faire la courte échelle au grand banditisme.
Car la réalité est désormais brutale :
C’est une bataille mortelle entre les mafias et l’État.
Alors, Mesdames et Messieurs les législateurs, cette fois, soyez du bon côté.