
Exposé des motifs :
Considérant:
que la natalité française est plus basse qu’un string dans une téléréalité moldave,
que les courbes de fertilité rappellent la carrière musicale de Francis Lalanne,
que le mariage est devenu une cohabitation fiscalement optimisée entre deux entités thermiquement neutres,
que les Français baisent moins que des pandas chinois élevés en couvent,
Et considérant que l’époque aime tant inventer des concepts qu’on va lui en offrir un vrai, bien dégagé derrière les oreilles :
Article 1
Est institué un contrat spécifique, simple, clair, univoque, biologiquement cohérent, volontaire, librement consenti, appelé « Mariage entre un homme et une femme » (ci-après « MEHF »), par lequel :
Un homme (bipède équipé d’un service trois pièces et d’un permis B)
et
une femme (femelle humaine multitâches avec œil sarcastique et utérus)
s’unissent en vue de vivre ensemble, se toucher régulièrement, se supporter activement et, si affinités, se reproduire dans la joie, la fatigue et le bordel, et ne dissolvent pas leur couple au premier cycle de Mercure rétrograde.
Article 2
Le MEHF implique par défaut :
– une entraide physique, morale et fiscale ;
– un devoir d’écoute de l’autre, même quand on s’en fout ;
– un droit au câlin sans formulaire Cerfa ni validation par tiers médiateur ;
– une exclusivité affectivo-sexuelle sans option poly-expérimentation ;
– une reconnaissance explicite que l’enfant n’est ni un droit, ni une commande Amazon avec retour gratuit.
Article 3
Les époux s’engagent :
– à copuler avec une fréquence minimale indicative de 1,5 galipette hebdomadaire (arrondie à l’inférieur en période scolaire), car si ça ne baise plus ET qu’on ne s’écoute plus, ce n’est plus un mariage, c’est un partenariat de ramassage scolaire ;
– à mettre au monde au moins deux enfants, si possible conçus dans la joie, ou, au pire, dans un moment d’ennui bien négocié ;
– à engueuler leur progéniture avec amour et à lui transmettre les bases : « éteins la lumière », « tu crois que l’argent pousse sur les arbres » et « non, on ne change pas de sexe pour fêter Halloween » ;
– à se réconcilier après chaque engueulade via un protocole simple : une claque verbale + une blague + une galipette.
Article 4 – Bonus natalité
– 1er enfant : bon d’achat chez Picard ;
– 2e : place en crèche sans pistonnage ;
– 3e : médaille « Merci pour le PIB » + monospace Renault ;
– 4e : carte Monoprix illimitée en couches + une photo encadrée d’un député LFI en train de faire la gueule.
Article 5
L’infidélité est permise uniquement dans les rêves et les fictions.
Le pardon est obligatoire au bout de soixante-douze heures, sauf si la belle-mère s’en mêle.
Le MEHF ne remplace aucun mariage existant ; il propose simplement un modèle où l’on s’aime un peu, beaucoup, et où l’on accepte, par contrat, de s’écouter et de se toucher.
Ce n’est pas réac.
C’est punk.
François VANNESSON, Avocat
(Publication LinkedIn du 29 janvier 2026)
